Vingt séries à voir en confinement

par Christophe Bauthier

Le confinement, c’est un peu comme l’éternité, c’est long, surtout les 30 premiers jours… On vous voit, passer votre temps sur la page d’accueil de Netflix sans savoir quoi choisir. Pourtant, les séries c’est votre kiff : vous avez réécrit quatre fins différentes pour Game of Thrones et avez l’intention de publier une thèse sur les incohérences de La Casa de Papel.

Mais là, à part ressortir la VHS des meilleurs épisodes de La croisière s’amuse, vous êtes à court d’idées. Une chance pour vous, on a décidé de vous fournir une petite liste d’incontournables : 20 séries choisies de façon subjective mais toutes testées et approuvées !

HUMOUR

Fleabag : Les déboires sentimentaux d’une trentenaire londonienne. Entre maladresse, alcool et sexualité débridée, le must des comédies anglaises, écrite au cordeau par Phoebe Waller-Bridge. Les Français n’ont d’ailleurs pas hésité à en faire un remake.

After Life : C’est l’histoire d’un homme qui a perdu le goût de la vie suite au décès de son épouse. Vu comme ça, on semble loin de la comédie… Mais détrompez-vous ! Écrite par le génial Ricky Gervais, After Life est avant tout une galerie de personnages truculents. C’est parfois noir, parfois cynique mais toujours profondément humain et drôle.

Plebs : Encore une série anglaise ! Plebs, c’est la vie de trois joyeux loosers dans le quotidien de la Rome antique. La série transpose les problèmes actuels dans l’Italie du 6e siècle. Entre emplois précaires, beuveries, déboires sexuels et conflits avec l’autorité, on pourrait presque définir Plebs comme une sorte de Big Bang Theory version romaine. Une série chroniquée par nos soins.

What We Do in the Shadows : Adaptation du film éponyme de Taika Waititi, What We Do In The Shadows suit, à la manière d’un documentaire, la vie en cohabitation d’une bande de vampires ‘old school’ dans le New-York actuel. Drôle, parfois bêtement drôle, décalé et gore. Un pur moment de bonheur régressif.

ESPIONNAGE

Le Bureau des Légendes : Probablement la meilleure production actuelle. Cette série qui, sur cinq saisons, suit la section de la DGSE qui gère les agents clandestins à travers le monde, est juste un bijou d’écriture. Avec des personnages ciselés, des scénarios imprévisibles et des arcs narratifs d’une précision digne de l’horlogerie suisse. Immersive et addictive.

Berlin Station : La guerre froide est terminée, le mur est tombé il y a 30 ans mais Berlin est encore un nid d’espions ! Entre trafiquants d’armes, lanceurs d’alertes, guerre d’usure entre les différentes agences (Mossad, CIA, services secrets allemands, russes), il n’y a plus de bons ou de mauvais, seuls comptent les renseignements, les secrets, quel que soit le prix à payer.

The Looming Tower : L’histoire authentique des agents du FBI qui ont enquêté sur les risques d’attentats sur le sol américain avant le 11 septembre 2001. La série tente de démontrer comment les conflits entre agences, les intérêts personnels et la rétention d’informations ont abouti au drame que nous connaissons.

POLAR

Fortitude : La ville de Fortitude a une particularité : il est interdit d’y mourir. Il n’y a d’ailleurs pas de cimetière ni de crématorium. Pourtant, suite à la découverte des restes d’un mammouth, des crimes sordides sont commis. Polar glacé à la frontière du fantastique, Fortitude peut se targuer d’un casting quatre étoiles : Stanley Tucci, Denis Quaid, Christopher Ecclestone et Michael Gambon.

Broadchurch : On ne peut décemment pas passer à côté de Broadchurch. Magnifique thriller policier autour de la mort d’un enfant dans une petite communauté côtière anglaise, Broadchurch se visionne non seulement pour son enquête passionnante mais aussi pour les interprétations mémorables de David Tennant et Olivia Colman, la musique entêtante d’Olafur Arnalds et sa mise en image ultra esthétique.

Hap and Leonard : Juste pour le fun, les enquêtes et avatars débridés dans le Texas des années 80 de Hap, un pacifiste bagarreur, et de son ami Léonard, vétéran du Viêt Nam, noir et homosexuel. La série reprend tous les ingrédients classiques des polars : chasse au trésor, tueurs à gages, hommes politiques véreux, femmes fatales et groupuscules d’extrême droite.

Pagan Peak : Le corps gelé d’une femme est retrouvé en montagne, sur la borne frontière entre l’Autriche et l’Allemagne. Traque d’un sérial killer particulièrement cruel et intelligent dans la nature sauvage et enneigée. Entre Paganisme et écologie sauvage, une sorte de Silence des Agneaux en territoire hostile. Superbe, effrayant et particulièrement bien écrit.

The Capture : Production BBC, ce polar haletant mêle fausses pistes, manipulations et technologie. Une série chroniquée par nos soins.

Reprisal : Voilà l’exemple de série qui vous ne vous emmène absolument pas là où vous vous attendez. Pourtant, le pitch est plutôt banal : Doris, soeur du chef d’un gang est laissée pour morte, horriblement mutilée. Quelques années plus tard, bien décidée à se venger, elle fait son retour incognito. La série mêle une violence pop à la Tarantino dans une ambiance entre onirisme et réalité à la Lynch, le tout gratiné à la American Graffiti. Déconcertant et fascinant.

FANTASTIQUE

Servant : Les Turner ont tout pour eux : ils sont beaux, riches, en vue et, cerise sur le gâteau, parents de Jericho, un adorable nouveau-né. Il y a juste un hic… Jericho n’est pas un véritable bébé, mais une poupée. Le véritable enfant est décédé et sa mère, ne l’ayant pas supporté, élève une poupée en guise de thérapie. Les choses se compliquent encore le jour où une nounou est engagée pour s’occuper du ‘bébé’. Cette série, en partie réalisée par M. Night Shyamalan (Le Sixième Sens, Glass), regroupe ses thèmes de prédilection : la mort, l’éclatement de la cellule familiale et le basculement lent vers la folie.

The Boys : Véritable série WTF dans l’univers des super-héros. Imaginez que les Avengers soient en fait des sales cons, drogués, obsédés, psychopathes et surtout atteints d’un égo hypertrophié. Des super-héros plus préoccupés par leur compte Instagram et le développement de leurs produits dérivés que par le fait de sauver le monde.

Watchmen : Extrapolation du roman graphique d’Alan Moore, Watchmen nous emmène visiter un futur dystopique dans lequel les forces de l’ordre sont devenues des ennemis de la nation et doivent exercer masquées. Écrite par Damon Lindelof (The Leftovers, Lost), la série colle de près à l’ambiance du comics.

The Man in the High Castle : Cette adaptation du roman de Philip K. Dick nous emmène dans une réalité alternative, une uchronie dans laquelle l’Allemagne nazie et le Japon ont gagné la IIe guerre mondiale. Pourtant, il existe quelque part un film qui prouverait que l’Histoire n’est peut-être pas celle que l’on croit.

HISTOIRE VRAIE

The Loudest Voice : Mini-série qui raconte l’ascension de Roger Ailes, créateur et président de Fox News. Un homme pour qui l’audimat est plus important que la vérité, mais aussi un des personnages les plus influents du pays. Celui qui aurait poussé Donald Trump à se présenter aux présidentielles. À voir aussi pour l’interprétation hallucinante d’un Russell Crowe complètement méconnaissable.

Escape at Dannemora : Produite par Ben Stiller, cette série est tout sauf une comédie. Elle suit de près la préparation, puis l’évasion, de deux criminels de la prison de Dannemora, à New York, en 2015, et enfin la chasse à l’homme qui s’ensuivra. À voir surtout pour les performances de Patricia Arquette et Benicio Del Toro.

The Hot Zone : Mini-série produite par la chaine History, The Hot Zone vaut pour son thème qui fait écho à l’actualité : la découverte du virus Ebola. Comment celui-ci est-il arrivé sur le sol américain et par quel miracle une épidémie mondiale a-t-elle pu être évitée ? Didactique mais passionnant.

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