Perturbator et Dan Terminus au Botanique

Posted on 25/03/2019

Ambiance ténébreuse de synthwave ce vendredi 22 mars à l’Orangerie, où l’on retrouve les deux protégés du label Blood Music que sont Perturbator et Dan Terminus.

Et c’est à ce dernier d’ouvrir le bal, perché derrière ses deux synthés, un peu statique mais très enclin à chauffer l’atmosphère et nous préparer à la suite de la soirée qui s’annonce sportive.

Un peu en manque d’identité, Dan Terminus produit une musique qui s’inscrit très fort dans les codes stricts de la synthwave. Si ce qu’il nous propose bouge bien et est visuellement très propre, le concert devient malgré tout très répétitif au bout de quelques morceaux et n’est pas transcendant.

Une bière plus tard, on se retrouve avec celui qui siège sur le trône de ce qu’on peut appeler la darksynth, l’électro des métalleux en quelques sortes. Une synthwave sombre, ténébreuse et à la fois puissante, fortement inspirée de l’univers cyberpunk et des années 80 en général.

Sur scène, on aperçoit un important dispositif visuel. Il y a des stroboscopes, des lampes et des leds partout. On comprend très vite qu’il ne faudra pas être épileptique ce soir. Une hypothèse qu’on ne tardera pas vérifier. Le show est une pure claque visuelle. Tout est incroyablement travaillé et en harmonie parfaite avec la musique.

« The legend says he’s half human, half synthetizer… », c’est ainsi que Perturbator se définit sur son site internet. Et tout ce qu’on peut dire, c’est que c’est véridique. Survitaminé, surpuissant, surefficace, il n’y a pas assez de superlatifs pour définir le spectacle auquel on assiste.

Tandis que James Kent fait virevolter sa tignasse au-dessus de ses claviers façon headbang, son batteur détruit presque ses baguettes sur ses percussions. Les pogos démarrent et ne s’arrêteront qu’après une heure et quart de show (qui tire malheureusement un peu trop en longueur pour un concert de ce genre). On est fatigués, on transpire mais qu’ils nous offrent ce soir est tellement haletant qu’on ne peut pas s’arrêter.

Une chose est certaine : les médecins devraient prescrire un shot de Perturbator hebdomadaire contre le blues du lundi matin. Fini la déprime au bureau !

Guillaume Scheunders

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Crédit photo : Carl Lambert