Together Fest 2017

Posted on 05/03/2017

Le 24 février dernier, HeartBreakTunes organisait le Together Fest. Une soirée de concerts qui rassemblait Youth of Today, American Nightmare, Trash Talk, Vanishing Life et Wolf Down sur la scène du Muziekodroom.

On arrive à Hasselt vers 19h et, bonne surprise, on constate que, malgré les embouteillages, on n’a pas raté le premier groupe de la soirée. On a donc juste le temps de s’arrêter au bar quelques minutes avant que les hostilités ne commencent.

Wolf Down a exactement 20 minutes pour lancer la soirée avec son hardcore en provenance de Ruhrpott. L’exercice n’est pas facile mais la salle se remplit petit à petit et les premiers mouvements de ‘moulinet’ font déjà leur apparition. La formation allemande réalise une belle performance sur scène et ne manque pas de rappeler son engagement pour la cause animale, ainsi que pour une société plus tolérante. Un concert d’ouverture réussi pour un groupe que l’on retournera voir lors de son prochain passage en Belgique, afin de profiter d’un set un peu plus long.

C’est au tour de Vanishing Life de monter sur scène. Le style est différent mais il ne faut que deux morceaux au groupe pour assurer la transition. Il faut dire que les musiciens de cette formation ne sont pas novices puisqu’elle rassemble des membres de Gorilla Biscuits, And You Will Know Us by the Trail of Dead ou encore Rise Against. Le supergroupe propose un set agréable avec un style unique que l’on pourrait classer quelque part entre le punk mélodique et le post-hardcore. Le chanteur Walter Schreifels prendra également la basse avec Youth of Today, quelques heures plus tard.

On attendait avec impatience la prestation de Trash Talk. Si vous ne connaissez pas encore ce phénomène, on vous conseille de vous placer à l’arrière de la salle afin de pouvoir apprécier au mieux le mouvement de foule créé par l’arrivée de Lee Spielman et ses acolytes sur scène. Le groupe, qui a débuté en 2005 à Sacramento, a déjà eu l’occasion de se produire un peu partout aux États-Unis, en Europe ou encore en Asie. Trash Talk est devenu une formation incontournable, surtout reconnue pour sa capacité à retourner une foule en quelques notes. Les intentions de Lee Speilman semblaient encore une fois assez claires puisqu’il a contrôlé son audience pour atteindre le chaos, comme un général mène ses troupes en situation de guerre : « I want to see a fucking backflip », adressait-il aux personnes s’aventurant sur scène pour un ‘stage diving’, ou encore « Is it Friday or not ? So what ? Are you here to party ? », questionnait-il le public. Il terminera son concert, une main en sang, après avoir éclaté un néon au cours de sa tentative d’escalade d’un balcon se trouvant sur le côté de la salle.

American Nightmare, groupe originaire de Boston, a marqué la scène hardcore au début des années 2000. Il compte deux albums à son actif : Background Music, sorti en 2001 et We’re Down Til We’re Underground, paru en 2003. Il s’est également produit sous le nom de Give Up The Ghost, suite à un procès avec une autre formation portant le même nom. Après avoir splitté, il a disparu des radars pendant sept ans, avant de recommencer à se produire sur scène, dès 2011. De nombreux fans, connaissant l’ensemble du répertoire du groupe, semblaient attendre ce concert depuis longtemps.

La soirée se termine avec les mythiques Youth of Today ! Est-il encore nécessaire de présenter un groupe de cette renommée ? Les dignes représentants du mouvement youth crew nous offrent, sans surprise, un concert exceptionnel pour le plus grand plaisir de toute la salle. En combinaison de professeur de Yoga, Ray Cappo rappellera à son audience les trois règles à respecter, à savoir ne pas “pique-niquer sur scène”, ne pas “s’accrocher au cou du chanteur souffrant de torticolis” et, pour terminer, “il n’y a pas d’autres règles”. Le public aura ensuite pu danser et sauter de la scène pendant près d’une heure de set durant laquelle le groupe reprendra la plupart de ses morceaux légendaires tels que Can’t Close My Eyes, Break Down The Walls, No More et beaucoup d’autres !

JT

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Crédit photo : Marcela Tapia