Les Heures InD : festival automnal pour Cité ardente

Posted on 14/10/2014

Organisé par les Ardentes depuis 2010, le festival Les Heures InD a pour objectif de réunir le meilleur du rock indépendant. S’étalant sur deux jours, l’événement se déroulait le week-end dernier (10 et 11 octobre) à la Caserne Fonck, à Liège.

A peine franchie la lourde porte métallique du n°2 de la rue Ransonnet, on se retrouve face à une allée encadrée de deux murs de veilles briques rouges sur lesquels reposent tranquillement les deux roues des festivaliers. Au bout de cette galerie à ciel ouvert, une foule de personnes discute, un verre à la main. A coup de “pardon”, on se fraye tant bien que mal un passage jusqu’à la caisse. Deux concerts sont encore au programme : BRNS et Liars. Plus tôt dans la journée, les spectateurs ont eu l’occasion de découvrir Moutain Bike, Alexis Taylor et Angel Olsen en live.

21h30, l’heure pour BRNS de présenter son tout nouvel album, Patine, au public liégeois. Un album dont la release party de la vieille, à l’Ancienne Belgique, a fait salle comble. Batteur/chanteur impressionnant (assumant cette dualité avec maestria), riffs de guitare entêtants, lignes de basse efficaces, xylophone, clochettes et maracas… Void, My Head Is Into You, Our Lights, Mexico, nouvelles et anciennes compositions se succèdent pour un voyage entre élégance froide et douceur tropicale. Une performance qui se finira en une explosion d’énergies, la cadence de l’ultime morceau du set accélérant graduellement sous l’impulsion des percussions synchronisées du batteur et de son acolyte.

Le temps d’enfiler un pain-saucisse et de jeter un oeil au merch, nous voilà d’attaque pour le gros morceau de la soirée. C’est maintenant au tour de Liars de prendre possession de la scène, au coeur de ce bâtiment d’une hauteur de plafond impressionnante. A ce moment de la soirée, il nous semble que l’audience a diminué. Il faut dire que leur style est un peu moins abordable au “tout public” que ceux de leurs prédécesseurs. Liars, on aime ou on déteste. En tout cas, nous, on aime! Aux premières loges, on ne manquera pas une miette du spectacle.

Entrée réservée du batteur et du claviériste qui s’installent tout naturellement derrière leurs instruments respectifs, attendant patiemment l’arrivée de leur confrère complètement barré mais ô combien charismatique : Angus Andrew. Tout de blanc vêtu, le visage encagoulé, il entonne les premières lignes de Mask Maker, plage d’ouverture de leur dernier album en date : Mess. Aux antipodes de leur précédent opus, la tracklist de ce disque se veut froide et primaire, le tout renforcé par cette voix animale, presque robotique. Sauvage et colorée, comme la pochette de ce septième album studio, la prestation du trio américain exalte le public qui se déhanche et fait des bonds au rythme de ses beats up-tempo. Bref, un joyeux bordel que ce concert de clôture de l’édition 2014 des Heures InD. “Facts are fact and fiction’s fiction”…

Hélène Many