Helicon : This Can Only Lead To Chaos

par Sandrine Job

La musique nous est personnellement indispensable pour atteindre une certaine forme de bien-être, qu’il s’agisse de sonorités noise/punk à l’énergie communicative ou psychédéliques et méditatives.

L’écoute du troisième album du groupe écossais Helicon, intitulé This Can Only Lead To Chaos et sorti le 24 janvier dernier, emprunte ce cheminement tout en nous incitant à nous questionner sur la société dans laquelle on vit. Un questionnement lié, comme l’explique John Paul Hugues, le chanteur/guitariste du groupe, à l’état d’esprit dans lequel l’album a été composé : à savoir un dégoût pour une société individualiste, fondée sur la peur et l’ignorance, qui vise à la manipulation des foules et permet, en définitive, l’élection de dirigeants qui mentent au peuple.

La noirceur et la visée apocalyptique du titre de l’album annoncent d’emblée le parti pris. Les morceaux qui le composent n’en sont pas pour autant mélancoliques mais nous plongent davantage dans un état méditatif, avec de longues plages majoritairement – voire exclusivement – instrumentales, qui nous poussent à l’évasion et à l’introspection. Le premier titre Sound Of Confession, 100% instrumental, nous entraîne dès les premières notes dans la sphère psychédélique, avec une rythmique répétitive qui, loin de lasser, nous permet d’atteindre un état second. Le troisième morceau de l’album, The Sun Also Rises, fait la part belle à un instrument pour le moins exotique, le sitar, qui donne une tournure plus entraînante à la mélodie, tout en lui permettant de conserver son mystère.

Dans cette série de titres purement instrumentaux, dont font également partie Bardo Thodol et Cosmic John, qui clôture l’album en beauté, on se doit absolument de pointer le très beau With Graceful Menace, porte ouvert à la zénitude. Et ce chant qui, sur Pure Filth, loin de vouloir s’imposer, arrive discrètement après une longue intro. Une voix grave et mystérieuse qui ne peut laisser indifférent ! Elle fait des incursions sur des titres comme Glasgow Uni Accent et What You Love Will Kill You, mais est surtout magnifiée dans l’addictif In The End, notre coup de coeur.

This Can Only Lead To Chaos tourne en boucle sur nos platines et on n’est pas près de s’en lasser !

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