Freddie Gibbs au Botanique

Posted on 05/11/2019

Le 29 octobre dernier, le Botanique proposait une grosse affiche pour un mardi soir. Freddie Gibbs, le talentueux rappeur américain, y faisait escale le temps d’une soirée pour présenter son dernier album : Bandana. Et même en pleine semaine, il n’a pas eu beaucoup de mal à faire salle comble à l’Orangerie.

Arrivé•e•s en retard pour la première partie, on a heureusement pu assister à la fin du set de Jay Prince, star naissante du hip-hop, qui nous a régalé de ses tubes assez ensoleillés. Il y a une petite touche d’Anderson. Paak dans sa voix qui lui donne une singularité agréable à écouter.

21 heures tapantes et Freddie Gibbs est sur scène. On n’a pas le souvenir d’avoir vu un rappeur américain aussi à l’heure depuis des lustres, il y aurait donc du progrès outre-Atlantique ?! Le natif de l’Indiana démarre son concert de manière assez calme pour monter crescendo. Technique et subversif, son flow nous rappelle un certain Tupac Shakur. Un parallèle assez osé mais à prendre avec des pincettes évidemment. S’ils se ressemblent physiquement et verbalement, Freddie Gibbs est loin d’avoir l’aura du regretté Tupac.

Pour Bandana, Gibbs s’est entouré du producteur de génie Madlib. Il faut dire que depuis 2014 et Piñata, les deux ne se quittent plus et le duo est très prolifique. On espérait d’ailleurs apercevoir Madlib derrière les platines, mardi dernier, mais il n’en fut rien. Freddie Gibbs lui avait préféré un certain Ralf, qu’il raillait à tire-larigot. Parfois jusqu’à ce que ça en devienne gênant pour le pauvre Ralf qui se faisait même ‘insulter’ par le public. Même si on est certain•e•s qu’il n’y avait aucune mauvaise intention derrière tout ça, le procédé reste discutable.

Quoi qu’il en soit, Freddie Gibbs reste un excellent rappeur et son show a fait mouche, notamment grâce à ses bangers et ses collaborations avec des gens comme Young Jeezy, Pusha T, Killer Mike ou encore Anderson. Paak. Il est clair que son rap à l’ancienne rompt un peu avec le rap game d’aujourd’hui, dominé par la trap, mais c’est justement ce qui le rend intéressant.

Guillaume Scheunders

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Crédit photo : Sofie Remels