Dunk!festival 2021

par Hélène Many

Après le Roadburn Redux en avril, ces 13, 14 et 15 mai 2021, c’était au tour du Dunk!festival de prendre ses quartiers sur la toile. On n’aurait manqué pour rien au monde l’édition en ligne de ce festival familial cher à notre coeur. Forcément, on aurait préféré y être en chair et en os, comme c’est le cas chaque année depuis 2013, mais le Covid en a décidé autrement. Une édition digitale qui a connu un franc succès, puisque 22 000 internautes ont visionné les captations vidéo proposées.

Au total, 18 performances live inédites étaient programmées pendant trois jours via le site internet du festival. Si le concept du Dunk!festival Online se rapprochait de celui de son cousin hollandais, ses moyens financiers étaient, eux, bien plus restreints. Heureusement, la passion s’est chargée du reste. Une vingtaine de captations mise en boîte en un gros mois dans un home studio (Dunk!TV) spécialement pensé pour l’occasion, avec un light show léché et un décor travaillé. Visuellement, malgré la petite taille du studio, la mise en scène faisait illusion. La qualité sonore était également au rendez-vous grâce aux ingénieurs du son du festival, Jannes et Jonas, qui ont assuré le mixage et le mastering de la plupart des prestations.

Côté pratique, les organisateurs avaient tout prévu : différents horaires de diffusion pour rendre cette édition online accessible dans plusieurs parties du globe et un serveur Discord via lequel les festivalier·ière·s pouvaient échanger et réagir aux prestations proposées. Groupe de discussion rejoint par de nombreuses formations à l’affiche, avec qui on pouvait donc discuter aisément. Un petit plus par rapport à la version physique du festival. Autre point positif : contrairement au Roadburn Redux, dont les contenus pouvaient être consultés à la demande, le visionnage des lives se faisait ici de manière collégiale, ce qui permettait aux festivalier·ière·s connecté·e·s sur Discord de commenter les concerts en direct et créait un esprit de cohésion des plus agréables. Bières servies dans des gobelets réutilisables, vestiges des éditions précédentes, frites maison, plaids floqués du logo du festival, on avait littéralement l’impression d’y être et de retrouver nos Dunk!friends chéri·e·s. À en croire leurs commentaires, même ceux et celles qui participaient pour la première fois à l’événement ont ressenti et apprécié ce lien particulier qui unit le public du Dunk!.

Les trois meilleures prestations de cette édition en ligne ? BRUIT≤, B R I Q U E V I L L E et Amenra. Notons aussi les excellentes performances, accueillies avec enthousiasme par le public, de Glass Museum, Endless Dive, We Stood Like Kings, Celestial Wolves et De Portables.

BRUIT≤

La claque de cette édition 2021 est sans conteste BRUIT≤. Le quatuor français dont le premier album, The Machine is Burning and now everyone knows it could happen again, est sorti le 2 avril propose un post-rock néoclassique à la Godspeed You! Black Emperor. On a été complètement subjugué·e·s par la beauté et la puissance de ses compositions, et par la maîtrise de son batteur (en mode animal).

B R I Q U E V I L L E

On naviguait en terre connue avec le quintette aux masques dorés que l’on avait déjà eu l’occasion de voir en live à plusieurs reprises. Sur Discord, on en a appris plus sur l’origine de ce nom à consonance francophone. B R I Q U E V I L L E serait en fait la traduction du village d’origine du groupe, Steendorp, situé dans la province de Flandre-Orientale. Mais revenons à nos moutons, enfin à nos cinq chevaliers de l’apocalypse. Leur prestation au Dunk!festival Online figure parmi une des meilleures de cette édition. Avec une décontraction déconcertante les cinq hommes en noir ont envoyé du lourd, du très lourd même. On en veut pour preuve quelques commentaires piochés sur le tchat : “mon cou me fait mal”, “même mes plantes headbangent”. B R I Q U E V I L L E que l’on retrouvera cet été, entre le 19 et le 21 août, au festival ArcTanGent, pas loin de Bristol en Angleterre. 

AMENRA

Amenra proposait cette année un set acoustique. Pour l’occasion, le groupe était accompagné par une violoniste qui a également donné de la voix sur un titre. Une performance hypnotisante, enregistrée dans un décor qui l’était tout autant. En effet, le groupe, plongé dans la demi-obscurité, était littéralement posé sur un tapis de fleurs et de végétation réalisé par Jeroen De Ridder à l’aide de 2500 roses. C’était la première fois que l’on pouvait entendre leur nouveau single De evenmens en version acoustique. Un titre chanté, comme l’entièreté de leur nouvel album, en néerlandais. Un nouvel opus intitulé De Doorn qui sortira le 25 juin 2021 sur Relapse Records. 

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