Dresscode et Driving Dead Girl au Salon

par Sandrine Job

Six mois qu’on l’attendait, six mois à se morfondre… Et enfin est venu le moment de la délivrance : le premier concert en présentiel. Ce samedi 12 septembre, nous étions au Salon à Silly pour applaudir Dresscode et Driving Dead Girl.

Avant d’entamer le récit de notre soirée, on tient d’abord à souligner le travail formidable de toute l’équipe de bénévoles du Salon qui a redoublé d’efforts pour permettre le déroulement de cet événement dans les meilleures conditions possibles, et ce malgré des mesures sanitaires extrêmement strictes.

Pas facile de devoir totalement changer le positionnement de la scène. Celle-ci est désormais à la perpendiculaire de son emplacement initial afin de permettre au public de pouvoir s’installer sur des chaises et de respecter la distanciation physique imposée entre les différentes bulles de spectacteur•rice•s.

Il fallait également veiller à ce que personne ne ressorte plus de la salle sauf pour se rendre au jardin, assurer le service à table et vérifier que chacun•e avait bien reçu sa dose de gel hydroalcoolique au passage. Une sacrée charge de travail supplémentaire, assurée avec la convivialité et la bonne humeur qui sont les marques de fabrique du Salon.

Mais trêve de considérations logistiques. Ce soir, le Salon accueille deux groupes qui, bien qu’ayant emprunté des voies musicales différentes, partagent des influences communes, mais surtout une connexion avec le public et une réelle volonté de partage. Ce qui était tout à fait d’à propos après tous ces mois sans contact humain.

Le premier groupe à se produire, Dresscode, est une belle découverte. Ils sont quatre, viennent de Namur et distillent une pop mélancolique sur fond d’électro. Loin de nous mener cependant vers la tristesse, le set de Dresscode nous donne surtout l’envie de nous lever et de nous laisser emporter par sa musique, qui nous rappelle les soirées new wave de notre jeunesse. Belle prestation avec un chanteur (David Brichard) hyper enthousiaste, même un peu trop pour sa voix qui le trahira légèrement en fin de concert.

Dresscode a sorti un premier EP disponible à l’écoute et en téléchargement sur son site internet. Un EP sur lequel un titre a particulièrement retenu notre attention : Killer. Un morceau qu’on apprécie notamment pour la complémentarité vocale entre David Brichard (plus en force) et le guitariste Fred Hyat (plus aérien). Si la curiosité vous pique, sachez que Dresscode sera en concert le 31 octobre au Cali club à Drogenbos.

Le deuxième groupe à se produire ce soir, Driving Dead Girl, officie depuis plusieurs années et on ne peut que légitimement s’interroger au vu de la qualité de sa musique et de sa prestation en live, les raisons qui font qu’il demeure si peu connu. Le groupe a manifestement depuis son dernier album, sorti en 2013 (Think The Drums Are Good), pris un virage plus sombre, moins rock.

En ce 12 septembre, il livre une prestation tout à fait intimiste qui matche parfaitement avec le lieu. Le chanteur, Dimitri Rondeau, colle sa voix métallique et implacable sur de longs riffs aériens. Il n’hésite pas à quitter la scène pour se rapprocher au mieux de son public masqué, avec lequel il entend manifestement entrer en connexion.

Une des raisons, sans doute, pour lesquelles il a choisi d’introduire systématiquement chaque chanson, non sans une pointe d’humour, notamment lorsqu’il explique que le titre Coffee and Cigarets a été rebaptisé Covid & Cigarets, vu les circonstances actuelles. Un set magique qui nous a permis de nous évader, et ainsi flirter avec l’insouciance et l’oubli. Tout ce dont on avait besoin !

Excellente soirée et, en guise de conclusion, un simple mot adressé aux deux groupes et au Salon : MERCI.

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