Concert review : A Dead Forest Index, Soror Dolorosa et Heirs au Magasin 4

Posted on 27/09/2012

C’est une soirée “claque” que nous proposait le Magasin 4 ce jeudi 20 septembre 2012. Il accueillait en effet trois groupes aux univers très différents mais complémentaires : A Dead Forest Index, Soror Dolorosa et Heirs. BeCult était présent et vous en dit plus…

Les réjouissances commencent tôt, au 51 B de l’avenue du Port : ouverture des portes à 19h, premières notes de A Dead Forest Index à 19h40 tapantes. A Dead Forest Index, ou comment deux frères réussissent à mélanger la no et cold wave sous le couvert d’une batterie, d’une guitare et d’un duo de chants des plus envoûtants. Un set court et des compositions minimales, non dénuées de charme, ont mis en bouche l’audience attentive de cet antre alternatif.

C’est ensuite au tour des Français de Soror Dolorosa de prendre place sur scène. La salle se remplit, peu à peu, d’un public plutôt de noir vêtu et fidèle aux soirées dark de Bruxelles et d’ailleurs. Soror Dolorosa, ou comment renouer avec ses premières amours, avec la poésie d’une basse mélancolique à souhait et les sonorités guitaristiques “curesques”. Andy Julia (et sa voix bien sombre) mène la danse sur scène, se mouvant telle une icône de ce monde très particulier, à l’effigie d’un Andrew Eldritch ravivé. Une prestation qui aura réchauffé le cœur des fanas de cette tendance musicale.

Il est 21h20 et l’ambiance monte sensiblement lorsque Heirs débarque sur le ring du Magasin 4. Deux guitares, une basse (Ricky Ricky pour les intimes), une batterie et une armée de sons électroniques composent ce quatuor australien en activité depuis 2009. Découvert il y a deux ans de cela par l’un des meilleurs dénicheurs de talents musicaux (aka Buzz On Your Lips), Heirs propose à ses auditeurs une musique lente, pesante et puissante. Elle convainc autant les accros du goth que du métal et combine guitares torturées, rythmique binaire obsédante et sonorités électroniques fascinantes. Une heure de pur bonheur live vous emporte à travers les routes sinueuses de ce groupe unique en son genre. Heirs, ou comment guérir les sens par l’âme et l’âme par les sens.

Angie Curtis