Sleepy Hollow

Posted on 04/11/2014

Inspirée par la nouvelle The Legend of Sleepy Hollow de Washington Irving, parue en 1820, cette série de la Fox est un must-see, surtout lorsque les citrouilles se font creuser et qu’on a de fortes envies de grogs au coin du feu.

Sleepy Hollow, aujourd’hui. Le lieutenant Abbie Mills est appelée avec son boss, le shérif August Corbin, pour vérifier la cause de hennissements intempestifs de chevaux dans une fermette aux abords des bois bordant la petite bourgade. Le shérif se dirige vers l’étable et le lieutenant vers la fermette. C’est alors que, surgissant de nulle part, un cavalier sans tête vêtu d’une saillante veste boutonnée rouge écarlate fonce sur le shérif et lui coupe la tête. Abbie Mills, déconfite, a du mal à croire ce qu’elle vient de voir. Simultanément ; un homme, non loin de là, jaillit de sous la terre dans une sorte de crypte bien cachée. Il se rend jusqu’à Sleepy Hollow, complètement déboussolé, et manque de provoquer un accident. Il est emmené au poste et découvre qu’il se trouve en 2012, et non plus en 1781. Année pendant laquelle il a perdu la vie au combat au nom du général George Washington, après un duel mortel avec ce chevalier sanguinaire. Ichabod Crane fait la connaissance d’Abbie Mills et ils se rendent compte qu’ils ont une mission ultime à accomplir : sauver le monde des ténèbres.

Cette série de 13 épisodes est un véritable suspense du début à la fin et un régal au niveau du langage. En effet, Ichabod utilise un anglais d’autrefois, totalement exquis, il comprend même le Middle English, parlé aux temps moyenâgeux, et s’adapte au fur et à mesure des expressions nouvelles qu’il entend sortir de la bouche de sa comparse, le lieutenant Mills. Les tenues d’époque et les anecdotes historiques sont également fort appréciables. La série tient le téléspectateur en haleine, mais ne l’effraie pas tant que ça, même si certains passages peuvent être surprenants. On retient surtout la complicité qui se créée entre les deux protagonistes, issus du même monde mais d’époques bien distinctes. Les teintes de la pellicule, pâles et brumeuses, correspondent tout à fait au genre voulu de la série.

La deuxième saison vient de commencer… Alors, on se munit d’un chocolat chaud et on file devant son petit écran!

Nancy Junion