L’Écume des Jours de Michel Gondry

Posted on 11/04/2013 by BeCult

L’Écume des Jours est certainement l’un des romans les plus connus de Boris Vian. Publié en 1947, il a pour personnage central Colin, un jeune homme qui “possède une fortune suffisante pour vivre convenablement sans travailler pour les autres”. L’adaptation cinématographique de cette œuvre, signée par le réalisateur français Michel Gondry, sort ce 24 avril sur nos écrans.

En cette belle journée ensoleillée, Colin (Romain Duris) se prépare à recevoir son ami Chick (Gad Elmaleh) autour d’un bon repas concocté par les soins de son cuisinier, Nicolas (Omar Sy). Contrairement à Colin qui jouit d’un patrimoine lui permettant de vivre correctement sans devoir travailler, Chick, fan inconditionnel du philosophe Jean-Sol Partre, trime à l’usine pour gagner sa vie.

Au cours du dîner, Chick annonce à son hôte qu’il a fait la connaissance d’Alise (Aïssa Maïga), une parente de son cuisinier. Jaloux de voir son ami heureux, Colin se met en quête de l’âme sœur. Lors d’une fête organisée par Isis (Charlotte Le Bon), la maîtresse de Nicolas, il rencontre Chloé (Audrey Tautou) dont il tombe éperdument amoureux. Les amants ne tardent pas à habiter ensemble et à se marier. Ils vivent alors un bonheur sans nuage jusqu’à ce que Chloé tombe gravement malade, au point que Colin doive finalement travailler pour payer le traitement censé la guérir.

Gondry nous emmène dans un univers poétique et déroutant où la musique (le jazz) est omniprésente et où les thèmes de l’amour, de la maladie et de la mort ont une place prépondérante. Pétillant, touchant, loufoque et triste à la fois, ce long-métrage, surréaliste et pourtant si réel, réussi avec cohérence à recréer le monde imaginé par le romancier.

Un film en deux parties, dont la seconde prend des airs de descente aux enfers, et dont on sort partagé entre divers sentiments contradictoires nous poussant à entamer une réflexion des plus salvatrices sur la vraie valeur des choses.

Découvrez la bande-annonce de L’Écume des Jours.

Hélène Many