Homecoming

Posted on 03/01/2019 by Hélène Many

Homecoming, c’est le nom du centre où travaille Heidi Bergman (Julia Roberts) en tant que psychologue. Un centre destiné à aider les soldats à faire la transition vers la vie civile.

Homecoming n’existe plus. Le centre a en effet fermé ses portes quatre ans plus tôt, à la suite d’un incident majeur, forçant Heidi à se trouver un job de serveuse et à retourner vivre chez sa mère.

Une fermeture étrange sur laquelle enquête le tenace Thomas Carrasco, chargé de faire la lumière sur cette affaire après qu’une plainte ait été déposée auprès du Ministère de la Défense.

Avec Homecoming, Sam Esmail (Mr Robot) nous plonge dans un thriller psychologique pas comme les autres. Tant par le format court de ses épisodes (30 min) que par certains cadrages dont il a le secret : écran partagé, longs plans sans dialogues et format d’écran carré qui n’est pas sans rappeler Instagram et qui correspond à l’état psychologique du personnage principal, coincé dans sa vie.

Les dix épisodes de la série se regardent comme des petits pains. Années 70.

On ne sera personnellement happés par l’intrigue qu’à partir du 3e épisode (début un peu lent).
Malgré ses énormes qualités esthétiques et son très bon jeu d’acteur, la série manque peut-être un peu de sentiments. Le dernier épisode étant pour nous beaucoup plus percutant que certains grâce à cela.

Une belle réalisation sans véritable fin qui nous laisse donc sur notre faim. On se demande d’ailleurs à quoi ressemblera la saison 2, si elle existe. Suite ou histoire totalement différente ? Verdict en …

Une bande originale soignée, avec quelques morceaux bien sentis comme l’excellent Tremendous Girl de Eels.

Hélène Many