Health à l’Ancienne Belgique

Posted on 10/03/2019

Lundi 4 mars – 21h, on va se refaire une santé à l’Ancienne Belgique avec Health, trio originaire de Los Angeles. Au menu : des basses, des basses et encore des basses. Pour la troisième date de sa tournée Europe Endless Tour, le groupe nous livre un concert court mais intense.

Des cris ininterrompus s’élèvent des enceintes de l’AB Club avant qu’elles ne nous balancent des basses à en crever les tympans. Cette mise en jambe solide plonge le public dans une ambiance troublante. Très vite, Jake Duszik (voix, guitare) sort des volutes de lumière sombre pour entamer le morceau Victim de sa voix envoûtante. Notre chair tremble, les vibrations intenses font osciller le tissu de nos vêtements. Nous sommes à quelques centimètres de la scène et pourtant, les visages des membres des groupes restent indistincts, tapis dans la pénombre. On ne peut s’empêcher d’avoir le regard scotché sur John Famiglietti (basse) qui ne cesse de faire tournoyer sa longue chevelure tandis que BJ Miller tambourine de toutes ses forces sur sa batterie. Les murs tremblent… On fait quelques pas en arrière pour s’éloigner des baffles.

Ce n’est qu’après L.A. Looks que le groupe adresse la parole au public : “Thanks for having us”. Well, you’re welcome ! Le morceau dénote par son côté pop plutôt étonnant par rapport au reste de la setlist. D’ailleurs, à plusieurs reprises, le timbre de voix du lead singer nous rappelle celui de Kevin Parker (Tame Impala). Malgré l’heure qui avance, le public reste timide. Les échanges sont polis mais ne décollent pas vraiment. Pourtant, les têtes balancent d’avant en arrière, au rythme de la musique. L’enchaînement plutôt impersonnel des morceaux n’aide pas à créer ce sentiment de communion si important dans une performance live. La qualité musicale est indéniablement au rendez-vous mais l’ensemble manque de surprise et reste linéaire, voire monotone. Comme si le groupe se reposait sur la puissance de ses sons au détriment du lien entre lui et le public.

Après Stonefist, on décide de faire une petite pause bière avant d’enchaîner la seconde partie du set. Bon, allez, on commence à se dandiner un peu aussi. Fait étonnant, le groupe quitte la scène après seulement 45 minutes de show. Il revient pour le rappel (Crusher) et un rapide “Merci” lancé avant que les lumières ne se rallument. Le bassiste se précipitant à cet instant vers le stand de merchandising situé derrière nous. Un show intense mais expédié, comme on vous le disait !

Asma El Guezouli

Retrouvez toutes les photos dans notre rubrique En Images

Crédit photo : Félicie Novy