Ian Sweet

Girlpool et Ian Sweet au Botanique

Posted on 12/09/2017 by BeCult

Ce lundi, alors que les commémorations des attentats du 11 septembre se déroulaient un peu partout aux États-Unis, la soirée battait son plein sous la Rotonde du Botanique avec une double affiche US : les riot grrrl de Girlpool et le trio indie rock Ian Sweet.

Il est un peu plus de 20h15 lorsque Jilian Medford, leader d’Ian Sweet, arrive sur scène. Débuté en solo, le groupe est désormais un trio. Mais ce soir, c’est en solo que Jilian vient présenter son premier album, Shapeshifter, sorti sur Hardly Art en 2016. Elle débute par un morceau un peu difficile au premier abord… Mais la douceur de sa voix, ses intonations très variées, ses riffs imprégnés de grunge (merci les pédales d’effets Chorus) sont vite intégrés par le public présent sous le toit de la belle Rotonde. On se surprend à frissonner à plusieurs occasions, même si par moments on se dit que cette chanteuse-guitariste aurait encore plus d’emprise sur nous dans un salon tapissé de velours, entourée de volutes bleues. Très intimiste, le set court mais intense d’Ian Sweet semble conquérir le coeur des âmes présentes.

On se souvient du concert plein d’émotions de Girlpool à l’Incubate 2015, de ce duo basse-guitare aux voix angéliques et aux paroles douces-amères. C’est donc avec impatience qu’on les attend ! De deux ils sont maintenant passés à cinq sur scène, officiellement trois sur le dernier né : Powerplant. Le groupe arrive et entame son set avec les deux premiers morceaux de ce nouvel opus, 123 et Sleepless. On se retrouve quelques années en arrière, dans cette époque post-grunge nous rappelant au bon souvenir des premiers riffs de Veruca Salt. Le duo Cleo Tucker – Harmony Tividad semble incassable, au fur et à mesure des notes et anecdotes de tournées partagées avec un public super enthousiaste de les voir ce soir. Elles se sont rencontrées lors d’un petit concert à New York il y a quatre ans, et ont développé une amitié et composé ensemble depuis. Elles semblent vraiment inséparables et leurs voix sont en parfaite harmonie tout au long du set. Leur musique crée une sorte d’énorme bulle de chewing-gum rose englobant la Rotonde, le temps de jouer Yr Heart, Powerplant, Cornerstone et de nombreux autres titres… Les trois comparses de tournée quittent l’arène le temps de deux morceaux pendant lesquels on se dit que oui, ‘everything is ok’ (Ideal Wordl), mais qu’elles peuvent encore se sentir en colère et en chercher les raisons (I like that you can see it).

Du haut de leurs 20 pommes, les Girlpool apportent un élan de fraîcheur dans le monde de l’indie, saupoudré de paroles rendant une certaine poésie au quotidien. On s’attache vite à eux, à leur sympathie, à leurs petites blagues, et on se délecte de chaque morceau joué ce soir. Un petit rappel de deux titres plus tard et c’est déjà fini… Mais la bulle de chewing-gum rose est encore sur toutes les lèvres.

Nancy Junion

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Crédit photo : Carl Lambert