Death From Above © Felicie Novy1

Death From Above et Le Butcherettes au Botanique

Posted on 10/03/2018 by BeCult

Ce 1er mars, au Botanique, dans la salle de l’Orangerie, se déroulait une soirée comme on les aime, remplie de bonne musique prodiguée par des artistes généreux et ponctuée par une belle découverte. Une belle découverte intervenue en début de soirée, en première partie du concert de Death From Above, avec la montée sur scène du groupe mexicain punk rock/garage Le Butcherettes, et de sa charismatique leadeuse Teri Gender-Bender, venu nous présenter son quatrième album Graffiti Amargo.

Tout de rouge vêtue, le visage peint en rouge, comme ensanglanté, Teri, malgré son jeune âgée (28 ans), n’a pas attendu l’actuel mouvement « Me Too », amorcé par l’affaire Weinstein, pour s’insurger contre le sort fait aux femmes ; et revendique haut et fort son féminisme depuis la création du groupe en 2007. Sur scène, cela se traduit par une totale liberté et un rejet des convenances qu’on ne peut qu’admirer. L’artiste, très bien entourée par Riko Rodriguez-Lopez, à la guitare, et Alejandra Robles-Luna, à la batterie, nous a offert un excellent moment.

La deuxième partie de la soirée était consacrée à Death From Above (DFA), duo punk rock canadien originaire de Toronto, officiant dans un univers mi-ange mi-démon : le look total black de Jesse F. Keeler à la guitare, à la batterie et au chant contraste avec celui de Sébastien Grainger, habillé d’une tenue blanche immaculée. Ce soir, DFA vient nous présenter son troisième album Outrage Is Now, second opus paru depuis la reformation du groupe, en 2011.

Le show commence avec Nomad, figurant sur Outrage Is Now, et la voix de Sébastien nous semble en deçà de la batterie et des riffs ravageurs de la guitare de Jesse. Ce sentiment se dissipe rapidement pour nous laisser profiter du concert d’un duo tout à fait puissant, acoustiquement parlant, et en totale phase avec le public. N’hésitant pas à communiquer et à plaisanter entre les morceaux, les deux comparses feront même venir un jeune homme sur scène pour remplacer Sébastien aux baguettes (remplaçant au demeurant de très bonne qualité), le temps d’un titre.

L’alchimie entre black et white est manifeste et nous fait vibrer jusqu’au terme. Le duo canadien a certes interprété plusieurs morceaux de son nouvel album dont Caught Up, Moonlight, les excellents Outrage Is Now et Freeze Me ainsi que Holy Books et Never Swim Alone ; mais n’a pas oublié son précédent album The Physical World (2014) avec Virgins, Always On, White Is Red, Trainwreck 1979 et Physical World ; et surtout l’album qui les avait fait connaître en 2005 You’re A Woman, I’m A Machine avec Turn It Out, Going Steady, Black History Month et Romantic Rights. Malgré un répertoire bien fourni, le temps est passé beaucoup trop vite, signe de notre totale appréciation !

Sandrine Job

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Crédit photo : Félicie Novy