Big Thief au Witloof Bar

Posted on 12/02/2017

Première date en Belgique pour Big Thief. Le quatuor originaire de Brooklyn se produisait à Bruxelles, le 25 janvier dernier. Malgré un bug du système de billetterie du Botanique, qui nous a fait manquer le début du concert, on a savouré la prestation des New-Yorkais jusqu’à la dernière note.

Projet emmené par Adrianne Lenken dont la carrière solo se compose d’un album (Hours Were The Birds), sorti en 2014, Big Thief est né de la rencontre de l’artiste avec le guitariste Buck Meek. Composant d’abord en duo, ils ont accouché de deux plaques ensemble, avant d’être rejoints par Max Olearchik à la basse et James Krivchenia à la batterie. Un groupe taillé pour le live dont le premier opus, Masterpiece, fait l’unanimité auprès des critiques. Appeler son premier album ‘chef d’oeuvre’, le pari était risqué. Si on ne peut pas dire qu’il révolutionne l’indie rock, ce disque, il faut l’avouer, a quelque chose de particulier, une sincérité brute et touchante, qui ne nous laisse pas indifférents.

Cette sincérité, on la retrouve ce soir, lorsque la voix de la talentueuse Adrianne se répand sous les voûtes du Witloof Bar. Seul point négatif de ce lieu au cachet incontestable : le manque de visibilité. En effet, une fois les premières rangées complètes, il est quasi impossible pour le reste du public de voir ce qui se passe sur scène. On se positionne donc comme on peut, dans un coin de la salle, pour tenter d’apercevoir les musiciens et on se laisse transporter par leurs mélodies brumeuses.

Masterpiece, Real Love, Vegas, Parallels, Paul se succèdent jusqu’au dernier morceau, Mary. La batterie démarre, la guitare lui emboîte le pas, puis la mélodie s’arrête… “Sorry, I was not prepared”, s’excuse Adrianne, avant de reprendre cette dernière ballade depuis le début.

What did you tell me Mary 

When you were there so sweet and very
Full of field and stars we carried all the time
Oh and heavens when you looked at me
Your eyes were like machinery
Your hands were making artifacts in the corner of my mind

Après un set d’une petite heure, le groupe quitte la scène quelques minutes avant de revenir, sous un tonnerre d’applaudissements, pour un rappel improvisé. Ils décident d’abord de nous jouer une vieille compo, Money (sortie sur l’album a-sides, à l’époque où Adrianne et Buck formaient encore un duo), pour clore ce premier concert belge par un morceau entamé a capella par la chanteuse, telle une poétesse à la diction envoûtante.

Hélène Many

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Crédit photo : Carl Lambert