Interview : Alsaka Alaska

Posted on 15/12/2013

Le 29 novembre, c’était le Grand Tremplin à La Ferme du Biéreau. L’occasion pour notre équipe de rencontrer l’un des groupes programmés lors de cette soirée de concerts : Alaska Alaska.

On fait les présentations (en parlant au chanteur)? Tu es Martin, tu m’as présenté Elie à la guitare et au chant, Henry le bassiste… et les trois autres?

Il y a Romain qui s’occupe des percus et du synté, le batteur qui est déjà parti et Adri qui est guitariste et chanteur aussi.

Votre groupe s’est formé fin 2010, vous vous êtes rencontrés comment?

Un hasard complet, c’est Romain et Adrien qui jouaient avant dans un groupe avec le batteur. Elie et moi, on jouait avec un petit groupe qui n’avait jamais rien donné. Puis à un moment, par hasard, on s’est retrouvé. Il y a juste Henry lui qui est venu un peu plus tard. A la base, on peut dire qu’on est deux groupes d’amis qui se sont réunis.

Alaska Alaska, le nom de votre groupe, est tiré du film Into the Wild de Sean Penn, qui retrace la vie de Chris Mac Candless (un homme qui a tout laisser derrière lui pour vivre son rêve de retour à la nature en Alaska). En quoi ce film vous a-t-il influencé?

Au départ, c’était surtout la musicalité du nom, avec cette scène où un des acteurs répète deux fois « Alaska » et, au-delà de ça, en termes de signification, il y a dans l’histoire que vous connaissez (Into the Wild) cette recherche de quelque chose de particulier et de nouveau. C’est une démarche qu’on a aussi quand on compose, c’est essayer d’aller dans des endroits inconnus.

Derniers coups de coeur cinématographiques?

Prisonners, Old Boy, Killer Joe, … C’est important d’avoir une certaine vision auto-dérisionnelle.

Après le cinéma : la musique. Qu’écoutez vous à l’heure actuelle?

Dans la voiture, on écoutait Kasabian, Imagine Dragons, Only Real, Interpol, King Krule. On écoute toujours des trucs différents. On est six et ça fait beaucoup d’influences.

Qu’attendiez-vous de l’Opération Tremplin? C’est la première fois que vous jouez à la Ferme du Biéreau?

C’est la deuxième fois. On a joué sur la grande scène à l’occasion d’un Festival Amnesty. L’endroit est génial. On était content de jouer devant des professionnels car c’est ça le but du Grand Tremplin.

Que retenez-vous de la résidence?

C’est la première fois qu’on avait la chance de faire une résidence. C’était l’occasion de confronter nos morceaux au live. On s’est rendu compte que c’était parfois un peu fragile. Il faut qu’on travaille avec l’ingé son pour essayer de retranscrire au mieux l’émotion de départ du morceau. C’est vraiment important et on n’avait pas nécessairement conscience de ça quand on commencé à faire de la musique. C’était vraiment une chouette expérience. D’ailleurs, on doit encore un peu travailler là-dessus…

Quels sont vos projets?

On est en phase d’enregistrement d’un EP, c’est le premier pour nous. Donc là, on voit chaque morceau en détail, pour que ça sonne comme on le veut. On est bien entouré : on fait ça avec quelqu’un qu’on apprécie beaucoup (Gaëtan Dehoux, le chanteur d’Alpha 2.1) et avec qui il y a moyen de dialoguer énormément avant d’enregistrer, justement pour recréer cette émotion exacte que l’on veut transmettre.

Des concerts prévus prochainement?

Pour le moment, c’est en suspend. On se concentre sur l’enregistrement, puis on prépare le live mais, après la sortie de l’EP, on va essayer d’enchaîner un max de dates.

Propos recueillis par Sandrine Job